En période de fortes chaleurs, la température affecte à la fois le pilote, les passagers et les performances de l’avion. La préparation doit tenir compte de la météo officielle, de la masse et du centrage, des performances calculées à partir du manuel de vol et des limites de chacun.
À Lasbordes, le club rappelle que la température communiquée par la tour est mesurée sous abri. En plein soleil, la température au niveau du tarmac peut être supérieure d’au moins 10 °C, tandis qu’une cabine non ventilée peut dépasser 70 °C. Ces ordres de grandeur doivent conduire à augmenter les marges et, si nécessaire, à reporter le vol.
L’A3C déconseille fortement tout vol lorsque l’outil FFA indique une zone d’agression thermique élevée.
Évaluer le risque pour l’équipage
La FFA met à disposition un outil qui estime le risque thermique, heure par heure, à partir des prévisions du jour. Il constitue une aide à la préparation et ne remplace ni le jugement du pilote ni les informations météorologiques officielles.
Consulter l’outil officiel de risque thermique de la FFA

Anticiper les performances de l’avion
La chaleur et l’altitude augmentent les distances nécessaires au décollage et réduisent les performances. Le graphique ci-dessous illustre cet effet à Toulouse-Lasbordes ; il ne remplace en aucun cas les données et calculs du manuel de vol de l’avion utilisé.
À titre d’illustration, le diagramme de Koch appliqué à LFCL donne, vers 50 °C, un ordre de grandeur proche de 70 % de distance de décollage supplémentaire et d’un taux de montée divisé par deux. Seules les données du manuel de vol de l’appareil permettent toutefois de prendre une décision opérationnelle.

Ouvrir le diagramme de Koch illustré en plein format
En cas de doute, reportez le vol ou échangez avec un instructeur. La sécurité prime toujours sur le programme prévu.
